Le projet

Comment améliorer durablement sa situation lorsque l’on vit avec moins de deux dollars par jour ? C’est tout le pari de Vahatra, qui propose des services financiers aux populations les plus vulnérables de Madagascar. Et ce, grâce au soutien de la finance solidaire.

 

Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde

Avec un IDH globalement en baisse ces dernières années, Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde et peine à se développer durablement. Sa situation économique est singulière à plus d’un titre. D’une part, le niveau de vie des Malgaches ne cesse de régresser depuis l’indépendance en 1960, un cas unique pour un pays qui n’a pas connu de conflits majeurs ; d’autre part, à chaque fois que le pays s’est engagé sur la voie de la croissance, celle-ci a été brutalement interrompue par une crise socio-politique, mettant à bas les espoirs qu’elle avait suscités.

Environ 8 personnes sur 10 vivent actuellement sous le seuil de pauvreté (établi à moins de 1,90 dollars par jour par la Banque Mondiale). Si les indicateurs économiques de ces dernières années sont plutôt encourageants, ils n’ont toutefois pas profité à la majorité de la population.

La croissance du secteur agricole a quant à elle ralenti alors que celui-ci emploie environ 75% de la population. Les conditions climatiques, le manque d’infrastructures (routes, irrigation, etc.), la dégradation de la fertilité des sols sont autant de facteurs qui expliquent le manque de productivité de l’agriculture malgache. Alors que l’agriculture est en majorité vivrière, Madagascar continue à importer du riz et du maïs car la production locale ne suffit pas à nourrir l’ensemble de la population.

 

Vahatra : l’Institution de MicroFinance (IMF) qui permet aux plus vulnérables d’améliorer leur situation


L’ONG Vahatra (ou « Racines » en langue malgache) est une association de droit malgache et une petite Institution de Microfinance (IMF) dont l’objectif est, depuis 2002, l’amélioration durable des conditions de vie des familles pauvres dans les régions de Vakinakatra et d’Itasy à Madagascar.

Grâce au financement solidaire de la SIDI, elle peut offrir des services financiers (microcrédit) aux familles défavorisées dont le revenu est inférieur à 1,25 euro par jour et par personne, dans la ville d’Antsirabe et dans les communes avoisinantes (troisième bassin de population de Madagascar).
Prenant le parti du développement d’une microfinance résolument sociale, Vahatra est d’ailleurs la seule IMF à cibler des populations vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 2 dollars par jour). Elle s’adresse ainsi prioritairement à des populations considérées encore comme trop risquées par le reste du secteur.

Vahatra veille à faciliter l’accès à ces services financiers aux plus vulnérables en ne demandant pas de garantie matérielle ou d’apport pour les premiers prêts. Les produits et services sont conçus pour réduire les risques de remboursements des clients (flexibilité en cas de difficulté de paiement, pas de frais d’arriérés, assurance-crédit décès).

Consciente de l’extrême vulnérabilité de ces clients, l’IMF a fait de l’accompagnement social une composante essentielle de son action. Il inclut notamment l’aide aux formalités administratives, le soutien face aux difficultés d’ordre psychologique et social, des séances d’animation et de sensibilisation portant sur l’éducation, la santé, et d’autres thèmes sociaux, des permanences sociales en agence, des ateliers pour enfants et adolescents et d’éveil pour les tout-petits.
Ces services non financiers permettent de protéger les emprunteurs des accidents de la vie et les aide à résoudre les problèmes psychosociaux qui peuvent les fragiliser et les conduire à ne plus pouvoir faire face à leurs engagements. Vahatra fournit également une assistance sociale aux potentiels emprunteurs.

 

Résultats ?

Fin 2018,
> l’IMF appuie 14 522 emprunteurs
> 65% du portefeuille finance l’agriculture
> Prêt moyen : 75 euros.

 

Et ce n’est pas tout !

Vahatra propose à ses membres une mutuelle de santé, qui leur permet de faire face aux dépenses d’hospitalisation de leur famille, pour 20 centimes d’euros par an. En 2018, 17 269 membres avaient d’ores et déjà adhéré à la mutuelle, permettant à plus de 60 000 personnes de bénéficier d’une couverture santé. Cette mutuelle est pour beaucoup d’entre eux un premier pas vers une protection sociale.
 
 
« Pour un monde sans pauvreté, chaque famille peut subvenir à l’ensemble de ses besoin économiques et sociaux »
 
 
Vahatra est nommé aux Grands Prix de la finance solidaire 2019, catégorie « Solidarité Internationale », aux côtés de :

 
 

Détails

Thématique:Solidarité internationale
Localisation:Antsirabe (Madagascar)
Année:2002
Lien :Visitez