Le projet

Jean Bouteille : la consigne fait son grand retour

Vous dites-vous, parfois, que nous consommons trop d’emballages et de produits jetables ? C’est pour réduire cette production de déchets et vous aider à faire des économies que Jean Bouteille a lancé son activité en mars 2014. L’entreprise a ainsi décidé de remettre au goût du jour deux modes de consommation écologiques : le vrac et la bouteille consignée.

 

Les achats de produits liquides en magasin : un fort impact écologique

Bouteilles en plastique, emballages en carton ou bouteilles en verre représentent aujourd’hui presque 100% de nos achats de produits liquides en épicerie et supermarché. Or, les déchets engendrés et l’impact écologique de cette consommation de liquides en bouteille à usage unique sont importants. Par exemple, la fabrication et le recyclage du verre consomment beaucoup d’énergie (fonte du verre à 1200°C, transport, etc.) et nécessitent des matières premières non renouvelables, notamment le sable. L’embouteillage est également assez coûteux pour les petits producteurs.
 

Revenir au système du vrac et de la consigne : la solution ?

Financeur(s) solidaire(s) : CIGALES, Initiative France, France Active, La Nef

Bénéficiaire de financements solidaires, Jean Bouteille a décidé de faire face à ce constat en proposant une solution zéro déchet. L’entreprise se lance alors dans un système de consigne pour les produits liquides sur Lille, Bordeaux, en région Rhône-Alpes et à Paris.

Plus concrètement, Jean Bouteille équipe un magasin partenaire de fontaines à huiles, vins et vinaigres et fournit un parc de bouteilles propres. Le client donne 1€ de consigne pour utiliser une bouteille, qu’il remplit directement en magasin. Celle-ci terminée, il la ramène et récupère son euro. Une fois par semaine, Jean Bouteille récupère les bouteilles déconsignées pour les remplacer par des propres. Le lavage de ces bouteilles est assuré par Jean Bouteille, car moins consommateur d’eau que lorsque le client le fait lui-même. En outre, elles sont lavées, stérilisées et remises en circulation lors d’un processus de lavage écologique (100% biodégradable). L’unité de lavage se trouve dans une unité régionale, à moins de 150 kilomètres du magasin, afin de limiter le transport des bouteilles vides. C’est de la consigne en circuit court.

Les clients n’achètent ainsi que l’essentiel, c’est à dire le contenu (et non le contenant). Ils n’ont pas non plus à laver des bouteilles, processus qui serait inefficace et très consommateur d’eau. Au-delà d’un gain de temps, le consommateur gagne également économique parlant, n’ayant pas à payer le prix de l’emballage (en général, 20 à 25% du prix final du produit), ni le retraitement du déchet. Pour les producteurs, ce sont également des gains financiers grâce à la suppression du coût de l’embouteillage.

 

Résultats ?

  • 700 points de vente équipés depuis 2014 (France, Belgique, Luxembourg, Danemark, Île de la Réunion et l’Allemagne)
  • en 2019, plus de 325 000 bouteilles ont pu avoir une seconde vie et éviter de finir à la poubelle

 

Mais ce n’est pas tout !

Jean Bouteille assure aussi une partie sociale. Le montage des bouchons mécaniques de leurs bouteilles, la mise en carton, etc. est effectuée en partenariat avec des ESAT ainsi qu’une entreprise d’insertion, dans le but de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des personnes en difficulté et d’améliorer l’intégration des personnes handicapées.
 
Jean Bouteille est désormais une PME de 27 salariés. En 2017, elle a reçu le prix entreprises et environnement du Ministère de la transition écologique et solidaire, tandis qu’elle a été récompensée par l’European Business Award for the Environment 2018-2019, à Vienne. En 2018, elle a également obtenu l’agrément « Esus », Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale.

 
Jean Bouteille est lauréat des Grands Prix de la finance solidaire 2016, catégorie « Coup de cœur du public » :

 
 

Détails

Thématique:Activité écologique
Localisation:Lille, Bordeaux, Paris et en région Rhône-Alpes
Année:2014
Lien :Visitez