Le projet

GRAP, quand l’union fait la force

Vous l’avez sans doute constaté, le secteur de l’alimentation bio et locale est en forte croissance ces dernières années. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment les petites structures s’organisent pour pallier la concurrence de la grande distribution ? Et comment font-elle face aux difficultés financières notamment dues à cette forte concurrence ? En Rhône-Alpes, elles ont trouvé la réponse en se constituant en GRAP ! Le Groupement Régional Alimentaire de Proximité est ainsi né en 2012 avec l’ambition de fédérer des activités et des projets liés à l’alimentaire bio dans un rayon de 150 km autour de Lyon. On y trouve 25 activités : des épiceries, des supérettes, des restaurants/traiteurs, des boulangeries bio, un camion épicerie, une chocolaterie…

Les activités peuvent être autonomes (activités associés) ou bénéficier d’un portage juridique (activités intégrées) mais elles bénéficient toutes de services mutualisés tels que des services supports (comptabilité, administratif…), des services informatiques ou encore du conseil sur le développement de leur activité. Ces services permettent alors aux entrepreneurs de se concentrer sur leur cœur de métier et de mettre en place de synergies opérationnelles avec les autres structures. Elle peuvent également faire des achats mutualisés et ainsi créer des économies d’échelles permettant de gagner jusqu’à 15% sur le prix catalogue.

Composé d’une équipe permanente de 10 salariés, le GRAP qui a bénéficié du soutien de la finance solidaire, met également en œuvre une stratégie de développement et d’innovation commune dans une logique de groupe coopératif. Par exemple, un concept d’épicerie bio axée sur le vrac proposant une réelle innovation en termes d’affichage : ‘’l’éthiquette’’. Le principe est simple et efficace : il permet de visualiser sur un radar la qualité du produit selon 4 critères que sont l’agroécologie (bio), le transport, l’emballage et  l’utilité sociale (commerce équitable, etc.).

Résultats : en 2016, le GRAP a permis, aux travers de ces structures, de créer 55 emplois salariés (40 ETP), dont plus de 80% étaient précédemment chômeurs et / ou bénéficiaires des minimas sociaux. Et ce n’est pas tout puisque le GRAP a l’ambition d’essaimer ce type de coopératives de filière dites intégrées sur d’autres secteurs d’activité ou bien dans le même secteur dans une autre région.

 

D’une manière générale, les mécanismes de finance solidaire permettent une meilleure compréhension du projet de la part des interlocuteurs, et une certaine bienveillance quant aux montages de projets. Et, par ce biais, notre structure peut poursuivre son encrage dans le réseau de l’économie sociale et solidaire.
Kevin Guillermin, chargé des questions financières et juridiques au sein de GRAP

Détails

Thématique:Accès à l'emploi, Activités écologiques
Localisation:Lyon (69)
Année:2012
Lien :Visitez