Le projet

GRAP, quand l’union fait la force

Vous l’avez sans doute constaté, le secteur de l’alimentation bio et locale est en forte croissance ces dernières années. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment les petites structures s’organisent pour pallier la concurrence de la grande distribution ? Et comment font-elle face aux difficultés financières notamment dues à cette forte concurrence ?
 
En Rhône-Alpes, elles ont trouvé la réponse en se constituant en GRAP ! Le Groupement Régional Alimentaire de Proximité est ainsi né en 2012 avec l’ambition de fédérer des activités et des projets liés à l’alimentaire bio dans un rayon de 150 km autour de Lyon. On y trouve 25 activités : des épiceries, des supérettes, des restaurants/traiteurs, des boulangeries bio, un camion épicerie, une chocolaterie…

Les activités peuvent être autonomes (activités associés) ou bénéficier d’un portage juridique (activités intégrées) mais elles bénéficient toutes de services mutualisés tels que des services supports (comptabilité, administratif…), des services informatiques ou encore du conseil sur le développement de leur activité. Ces services permettent alors aux entrepreneurs de se concentrer sur leur cœur de métier et de mettre en place de synergies opérationnelles avec les autres structures. Elle peuvent également faire des achats mutualisés et ainsi créer des économies d’échelles permettant de gagner jusqu’à 15% sur le prix catalogue.

Composé d’une équipe permanente de 12 salariés, le GRAP qui a bénéficié du soutien de la finance solidaire, met également en œuvre une stratégie de développement et d’innovation commune dans une logique de groupe coopératif. GRAP est une Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE) et à ce titre héberge juridiquement des entrepreneurs souhaitant avoir le statut d’entrepreneurs salariés. La coopérative accueille également des structures de taille plus conséquente, pour lesquelles elle peut s’engager financièrement. Les activités présentes dans la coopérative sont des épiceries qui font la promotion de produits biologiques, locaux et souvent en vrac, ou bien des artisan·e·s de l’alimentation durable (chocolaterie, boulangerie, traiteurs, restaurants…).
 

Résultats ?

Fin 2019, le GRAP c’est :

  • une cinquantaine d’activités,
  • environ 160 personnes,
  • 50% d’emplois créés en zone rurale,
  • 2/3 des entrepreneurs sont des entrepreneuses.

 
Et ce n’est pas tout puisque le GRAP a l’ambition d’essaimer ce type de coopératives (dites « de filière intégrées ») sur d’autres territoires ou bien dans d’autres types de métiers, et notamment les métiers agricoles.
 

D’une manière générale, les mécanismes de finance solidaire permettent une meilleure compréhension du projet de la part des interlocuteurs, et une certaine bienveillance quant aux montages de projets. Et, par ce biais, notre structure peut poursuivre son encrage dans le réseau de l’économie sociale et solidaire.
Kevin Guillermin, chargé des questions financières et juridiques au sein du GRAP

 

Détails

Thématique:Accès à l'emploi, Activités écologiques
Localisation:Lyon (69)
Année:2012
Lien :Visitez