Le projet

Le GUICHET COMMUNAL DE L’EMPLOI (GCE) conduit les ivoiriens vers l’emploi !

Connaissez-vous la Côte d’Ivoire, et plus particulièrement Treichville ? Marquée par la présence du port d’Abidjan, premier port du pays, Treichville est la plus populaire des communes d’Abidjan. Cependant, bien qu’elle dispose d’une forte activité économique, la ville compte plus de 20% de chômage… C’est là qu’intervient le GCE – Guichet Communal de l’Emploi. En tant que dispositif d’appui à l’insertion socio-économique des jeunes et des femmes de Treichville, sa mission est de promouvoir, au quotidien, l’accès à un emploi décent.

 

Le chômage : une vraie problématique à Treichville

La forte demande de l’emploi face à l’étroitesse de l’offre, le faible niveau d’instruction, la sélectivité du marché du travail, l’inadéquation entre les formations initiales et les besoins du marché font partie des causes principales d’un fort taux de chômage sur Treichville. A défaut de trouver un emploi correspondant à leur profil, les habitants n’ont plus d’autre alternative que de saisir la première offre qui se présente à eux, quelles que soient la qualité et la nature de cette offre. La majorité des jeunes de la ville occupent ainsi des emplois précaires, véritable passage pour s’insérer dans la vie professionnelle.

 

De nombreuses expérimentations pour arriver à un modèle optimal, adapté à la situation locale

Plusieurs initiatives de la part des services de l’Etat et des ONG ont permis de mettre en place des programmes d’appui à l’insertion de ces jeunes, visant à les aider à améliorer leur employabilité ou à créer leur propre entreprise. Après plusieurs expériences, l’opinion publique est d’avis que le modèle le plus optimal est celui d’un dispositif local ancré dans les besoins du territoire. C’est la raison pour laquelle la mairie de Treichville a créé en 2014 un Guichet Communal de l’Emploi (GCE).

Le Guichet Communal de l’Emploi (GCE) est un opérateur qui a la responsabilité d’animer la politique municipale en matière d’aide à l’insertion socioéconomique des personnes inactives. L’appel à la finance solidaire en France, via l’appui de la COFIDES Nord-Sud, a permis au GCE de bénéficier d’une crédibilité et d’effets de leviers lui permettant de renforcer son impact local.
En effet, pour les jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat, le financement de la création d’entreprise reste un obstacle récurrent que les banques africaines ont du mal à appréhender. Pour aller plus loin, le GCE a ainsi proposé de constituer une garantie complémentaire à celle de Cofides, permettant ainsi de financer un plus grand nombre de projets, de partager les risques entre plusieurs acteurs et de se porter « caution morale » de l’offre d’accompagnement proposée. La mobilisation de plusieurs fonds de garantie permet alors de mutualiser le risque.

Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, le Guichet Communal de l’Emploi dispose également d’une base de données répertoriant les emplois, ainsi que les compétences et l’éligibilité des candidats aux embauches directes. Le dispositif a établi un système de lettres de recommandations pour des stages de validation de diplômes (500 emplois sont visés par ce volet). Il assure aussi le coaching des demandeurs (formations au montage de business plan, ateliers de rédaction de CV et Lettres de motivation, etc.) et leur offre des outils techniques et pratiques.

 
Résultats ? Depuis 2015, près de 2 500 personnes ont été formées.
 
Et ce n’est pas tout ! Le Guichet Communal de l’Emploi – GCE organise un projet pilote de création de Très Petites Entreprises : le « Clonix » INIE. Sur 45 promoteurs de Treichville présélectionnés, 10 ont été bénéficiaires de financements et sont suivis par un cabinet spécialisé, recruté par l’INIE (Institut Ivoirien de l’Entreprise), qui rend compte au GCE.

 
Le GCE n’a pas fini d’appuyer de manière originale et innovante l’insertion des jeunes par l’entrepreneuriat !

 

« A l’écoute de nos besoins, l’institution financière a su adapter son produit financier aux besoins exprimés, dialogue qui n’était pas envisageable avec une banque classique (montant du prêt trop faible, création d’activité trop risquée à financer, accompagnement non pris en charge). L’outil de la garantie nous a permis de renforcer notre impact en augmentant le nombre de bénéficiaires, l’encours total de prêts accordés et en facilitant l’accès au crédit pour les porteurs de projet accompagnés. En effet, la garantie permet d’assouplir les conditions d’accès au crédit (hypothèque, nantissement) auprès des entrepreneurs n’ayant pas les apports nécessaires. La garantie permet ainsi de créer un lien de confiance entre acteurs financiers et entrepreneur, de renforcer l’autonomisation des porteurs de projet en les responsabilisant face au challenge de la création d’entreprise. C’est ainsi que nous sommes en mesure d’afficher les objectifs ambitieux suivants : 1 000 emplois par an, soit 4 000 emplois créés au total. »

Jean-Pascal BOAH, Coordinateur

 

Détails

Thématique:Développement économique dans les pays en développement, Accès à l'emploi
Localisation:Abidjan (Côte d'Ivoire)
Année:2014
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