Le projet

Avoir un accès à l’électricité nous parait évident mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Comment assurer une opération chirurgicale réussie sans lumière ? Comment ouvrir un commerce sans caisse ou équipement dédié ? Comment sécuriser sa cuisine quand elle est effectuée sur une lampe à pétrole ? Autant de questions auxquelles la Fondation Énergies pour le Monde répond depuis plus de 30 ans. Grâce au soutien de la finance solidaire, elle peut ainsi agir pour apporter l’accès à l’énergie à ceux qui en ont le plus besoin.

 

L’accès à l’énergie propre, une condition sine qua none pour un développement humain et économique

Sans accès à une énergie propre, abordable et durable, aucun développement humain ou économique n’est possible. En effet, tous les aspects centraux des conditions d’existence des individus sont impactés négativement pas le manque d’accès à l’énergie.

Tout d’abord, l’accès à l’emploi et le développement économique sont freinés par l’absence d’éclairage de qualité et d’équipements de base (caisse, ordinateur, réfrigérateur, soudeuse, machine à coudre, imprimante…). Lorsque les entrepreneurs disposent de certains équipements, ceux-ci sont alimentés par groupe électrogène, très coûteux et polluant, ce qui n’est pas une alternative durable.

Sans électricité, la santé des populations est elle aussi fragilisée. La pollution intérieure due aux fumées de cuisson (cuisson au bois, au charbon…), aux lampes à pétrole ou aux bougies cause le décès journalier de 600 000 Africains (chiffres publiés en 2016 par Africa progress Panel). Ces victimes sont principalement des femmes et des enfants, car ce sont ces catégories de populations qui sont en charge des repas. Les soins dispensés sans éclairage de qualité et sans équipement médical électrique augmentent les risques d’échec pour les chirurgies et les accouchements ; et les vaccins ne peuvent être conservés au réfrigérateur.

L’éducation est aussi impactée. Sans lumière pour réviser les leçons ou lire, l’apprentissage est plus lent et favorise l’abandon plus rapide des études.

Autres conséquences : pour avoir de l’eau potable dans un village non électrifié, les populations doivent marcher plusieurs kilomètres jusqu’au puits le plus proche. Cette corvée d’eau, chronophage et éreintante, est réalisée par les femmes, ce qui réduit leur temps libre et leur possibilité de développer une activité économique. L’agriculture (activité la plus répandue) subit le manque d’irrigation qui influence à la baisse les récoltes. De la même manière, la sécurité alimentaire est moins garantie dans les zones non électrifiées. Hormis la faiblesse des récoltes, on peut noter le manque de diversification des aliments, la difficulté de conservation sans réfrigérateur ou de transformation sans équipements de cuisine.

Enfin, les zones sans accès à l’électricité sont d’avantage soumises aux pollutions et aux changements climatiques. Les solutions alternatives au manque d’électricité sont toutes très polluantes pour l’air ou pour le sol : groupe électrogène, bois, charbon, lampes à pétroles, piles. Sans parler des kits et lampes solaires de mauvaise qualité qui ne sont pas recyclés. La déforestation rend les communautés rurales plus vulnérables aux effets des changements climatiques, comme au Sénégal, où la mangrove surexploitée ne permet plus de faire barrages aux vents et à la désertification des terres.

 

Energies pour le Monde : l’accès à l’énergie comme outil de lutte contre la pauvreté

Financeur(s) solidaire(s) : Crédit Coopératif

Énergies pour le Monde promeut et développe depuis près de 30 ans l’accès à l’électricité par les énergies renouvelables afin d’améliorer les conditions de vie et les revenus des populations rurales. Elle concentre l’essentiel de son action là où les besoins sont les plus forts, en Afrique subsaharienne.

Grâce au financement solidaire du Crédit Coopératif, elle peut assurer sa mission première : la lutte contre la pauvreté.
Pour ce faire, elle met en place des innovations (mini-centrales fonctionnant aux énergies renouvelables, pompage solaire, irrigation goutte-à-goutte, lampadaires solaires…) afin de les tester et d’apprécier leur appropriation par les parties prenantes locales.
Énergies pour le Monde veille également dans chaque projet à ce que les bâtiments communautaires (écoles, dispensaires, mairies…) et les ménages les plus pauvres puissent bénéficier de l’électricité, malgré de faibles moyens. L’objectif recherché étant l’accès pour tous à l’électricité.

L’accès à l’électricité, seul, ne permet bien sûr pas de répondre à toutes ces problématiques, mais il constitue un service essentiel préalable et indispensable à la réussite de toute politique de développement humain.

 

Résultats ?

Énergies pour le Monde, c’est :
> 30 années d’existence
> 73 projets mis en œuvre dans 28 pays
> l’accès à plus d’un million de personnes à des services énergétiques propres
> 13 000 tonnes de CO2 évités

Les études d’impacts menées dans le cadre de chaque projet mettent en évidence de nombreuses améliorations des conditions de vie (réduction de la pauvreté et de la faim, développement économique, meilleure éducation, amélioration de la santé…), mais sont difficiles à mesurer.

 

Et ce n’est pas tout !

Pour accélérer le processus d’électrification, les retours d’expérience montrent la nécessité de créer des consortiums avec d’autres ONG dans l’objectif de développer de plus gros programmes, et ainsi de démultiplier les impacts. Dans ces programmes, l’accent sera mis sur la montée en compétences des acteurs locaux, afin qu’ils soient eux-mêmes en capacité de répliquer les activités nécessaires à l’électrification d’autres localités.

 

« La finance solidaire apporte des financements essentiels à la pérennité de nos activités. Depuis près de 30 ans, les clients du Crédit Coopératif, nous reversent des dons via leurs cartes ou leurs livrets AGIR. Depuis 1990, ces fonds représentent près de 3 millions d’euros collectés. Ils sont essentiels à la poursuite des activités sur le terrain.
En effet, ces fonds complètent les budgets de chaque projet et nous permettent d’investir dans des activités non prises en charges par les bailleurs publics : études d’impact de long terme, renforcement de capacités, capitalisation des expériences. Ils permettent également de mener des études exploratoires qualitatives pour le développement de nouveaux projets.
» Marion Cubizolles, Chargée de communication et de plaidoyer

 
L’énergie, un préalable à tout développement !
 
 

Détails

Thématique:Solidarité internationale, Lutte contre les exclusions
Localisation:Paris (75)
Année:1990
Lien :Visitez