Le projet

Comment réduire l’impact écologique et sociétal de son smartphone ? Grâce au soutien de la finance solidaire, Commown propose une solution : des appareils électroniques durables et éthiques.

 

Le smartphone : un outil international de communication… et de pollution

En 2017, 1,46 milliard de smartphones ont été livrés dans le monde. Véritable marché à part entière, il n’est pas sans conséquence sur l’environnement et sur les conditions de travail humaines.

En effet, quatre tours du monde sont nécessaires pour fabriquer un smartphone aujourd’hui : des vibreurs fabriqués en Chine jusqu’aux plastiques en Arabie Saoudite, la production mondialisée des produits électroniques est de ce fait très peu résiliente. Des ruptures d’approvisionnement peuvent survenir à la moindre crise. Ce fut notamment le cas début 2012 suite aux inondations en Thaïlande, second pays producteur de disques durs à l’époque.

En outre, sans indium pas d’écran tactile, et sans néodyme pas d’aimant permanent miniaturisé. Ces métaux, comme les dizaines d’autres nécessaires à la production d’un smartphone, sont produits dans des conditions qui ne considèrent pas le coût des externalités environnementales et sociétales des mines. Par exemple en Chine, dans le cas du néodyme qui est naturellement associé à des éléments radioactifs tels que l’uranium, peu de précautions sont prises pour préserver les habitants voisins des mines.

Enfin, le marché du smartphone est porté par des campagnes de marketing poussant au renouvellement, indépendamment du bon fonctionnement de l’appareil. En 2017, un utilisateur renouvelait ainsi son téléphone en moyenne tous les 2 ans et 2 mois. Or, un rapport de l’ONU nous apprend qu’en 2016, seuls 20% des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) générés dans le monde ont été correctement recyclés. Une large part des D3E sortent des filières agréées et finissent dans des décharges polluantes en Afrique et en Asie. Et au-delà de la collecte, l’amélioration du taux de recyclage constitue le deuxième défi. Pour le cuivre, le taux de recyclage était estimé à 52% en 2015 par le BRGM. À l’inverse, l’indium, notamment utilisé dans les écrans tactiles, était recyclé à moins de 1% en 2017. Il reste encore du chemin pour arriver au tout recyclage.

En prenant en compte l’ensemble de ces faits, il devient primordial de proposer un modèle économique qui pousse à allonger la durée de vie des appareils.

 

Commown, l’électronique durable et éthique

Financeur(s) solidaire(s) : La Nef

Née durant l’été 2016, la SCIC Commown propose de la location longue durée, sans option d’achat, d’appareils éco-conçus, ayant une démarche plus éthique. Il s’agit tout particulièrement de locations de smartphones : le Fairphone.

Grâce au financement solidaire de La Nef, Commown développe également une base de données qui permet de suivre ses appareils, du producteur jusqu’au recyclage légal. La SCIC mise sur la transparence : au-delà de la base de données, elle intervient lors de conférences sur les enjeux de l’électronique responsable et publie des articles de fond sur le sujet. Cette activité de sensibilisation concerne le grand public et les décideurs, avec par exemple des prestations pour la métropole du Grand Paris, France Stratégie, etc.

 

Résultats ?

> Près de 600 appareils écologiques et éthiques sur le marché en mai 2019
> Plus de 500 000 personnes sensibilisées sur un an sur les enjeux de l’électronique responsable

 

Et ce n’est pas tout !

Au-delà du Fairphone, Commown souhaite accompagner la mise sur le marché de nouveaux produits comme le futur ordinateur portable modulaire de Cairn Devices, sociétaire de Commown.
 
 

« Les financeurs solidaires se sont engagés très tôt sur le projet, à un stade où les financeurs classiques n’auraient pas pris le risque. » « Par ailleurs, la finance solidaire est une marque de cohérence pour notre projet. À l’heure du greenwashing et social washing il est important de regarder le détail du fonctionnement des projets pour faire la différence. Le choix du type de financement fait partie de ces détails significatifs, que nous mettons en avant pour convaincre d’autres partenaires.
Enfin, la finance solidaire permet d’obtenir des interlocuteurs qui comprennent réellement les enjeux de projets de création de communs comme celui de Commown. L’ensemble des dialogues et des processus sont ainsi facilités.
» Elie Assémat, Président

 
Commown est lauréat des Grands Prix de la finance solidaire 2019, catégorie « Technologies & solidarités » :

 
 

Détails

Thématique:Technologie et solidarités, Innovation sociétale, Activités écologiques
Localisation:Strasbourg (67)
Année:2018
Lien :Visitez