#20ansLabel - 3 questions à Bernard Devert

20 ans du label : 3 questions à Bernard Devert, Président d’Habitat et Humanisme et d’EHD

Dès mai 1997, les placements d’Habitat et Humanisme ont été parmi les premiers labellisés pour Solidarité – Habitat et Humanisme (ex- FCP Habitat et Humanisme – LCL). Puis, en juin 1999, les parts de la foncière d’Habitat et Humanisme faisaient partie de la première vague de labellisation de titres non cotés d’entreprises solidaires. Plus tard, les actions non cotées d’Entreprendre pour Humaniser la Dépendance (EHD) recevaient également le label Finansol. Bernard Devert, Président de ces deux associations, s’exprime sur le rôle du label.

 

1/ Qu’est ce qui a incité Habitat et Humanisme à être précurseur dans la labellisation de ses produits ?

Il y a 20 ans, la finance solidaire relevait d’une approche militante qui avait ses atouts mais aussi ses limites ; les dépasser était l’une des conditions pour susciter une réconciliation crédible entre social et économie, celle-là même que nous recherchons. Si le militant s’engage dans la vision d’un projet novateur, consentant souvent aux balbutiements d’une naissance, le grand public en revanche, ne s’investit que s’il trouve des références objectives le sécurisant.
Le label de Finansol relève de cette objectivité. Dans cette perspective, Finansol a été et demeure un accélérateur de l’économie sociale et solidaire.

 

2/ Les actions non cotées d’EHD bénéficient également du label Finansol. Quel rôle joue le label auprès des épargnants ? Est-il le même pour les particuliers et les personnes morales ?

Effectivement, bien plus tard, lors la création de EHD, nous avons éprouvé le souhait de bénéficier de ce label. Il eut été pour le moins paradoxal que nos produits liés à la finance solidaire, carburant de l’ESS, ne disposent pas d’un même label, au sein du même Mouvement, ce qui aurait entraîné une perte d’intérêt pour le produit non labellisé avec la question qui n’aurait pas manqué de fuser : pourquoi ?
Si la personne physique a davantage besoin d’être sécurisée que la personne morale, cette dernière, sur le plan éthique recueille avec ce label le signe de sa détermination à promouvoir la finance solidaire.
Le label crée également un espace de liberté pour le souscripteur, le concepteur du produit ayant accepté de se soumettre à une vérification, un contrôle.

 

3/ Que souhaitez-vous au label Finansol pour ces 20 prochaines années ?

Un label reconnu sur le plan européen, mais aussi des partenariats mis en œuvre entre le monde de l’entreprise et celui des associations, chemin du développement de l’entrepreneuriat. La tentation du législateur est de reconnaître le caractère de l’ESS à partir du statut, la forme l’emportant parfois sur le fond. Finansol est appelée à traduire plus encore par son label une reconnaissance des impacts sociaux que suscitent les acteurs qu’elle labellise.

 
Les 20 ans du label Finansol ont également cours sur les réseaux sociaux : rendez-vous fin mai sur notre page Facebook pour le nouveau jeu-concours du mois !
 

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