8 mars - Muriel Robine Présidente CoverDressing

[Témoignage] Muriel Robine, présidente de Cover-Dressing

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Finansol met à l’honneur 3 femmes agissant pour la finance solidaire : une épargnante, un financeur et une entrepreneuse. Découvrez le témoignage de Muriel Robine, présidente de l’association COVER-Dressing. Car c’est grâce à elle mais aussi à toutes les autres femmes que la finance solidaire progresse et qu’elle prend de l’ampleur.

 

Muriel Robine - Presidente CoverdressingPouvez-vous présenter votre activité et votre parcours en quelques mots ?

Les fondations de notre association COVER se sont construites sur les constats que j’ai pu faire en rédigeant un Mémoire de Master 2 sur « La mode comme outil d’inclusion des personnes en situation de handicap ». Trouver à s’habiller « comme les autres » relève du défi lorsqu’on a des contraintes du fait d’une mobilité réduite. Et faire son shopping vestimentaire n’est pas simple quand on ne voit pas, qu’on n’entend pas, qu’on ne peut pas lire. J’ai fait de belles rencontres en enquêtant sur le sujet, qui ont souhaité que l’on travaille tous ensemble à des solutions. C’est ainsi que sont nés la belle équipe de COVER et ses projets de webzine, de label Bien à Porter et d’étiquette vestimentaire innovante.
 
 

Comment les acteurs de la finance solidaire vous ont-ils soutenus dans votre démarche d’entrepreneuriat ?

L’accompagnement de Haute-Normandie Active, au-delà du financement apporté, nous a permis de nous poser les bonnes questions alors que nous n’étions qu’au début, encore un peu flou, de notre projet. Une rationalisation alors nécessaire de nos objectifs, stratégies et méthodes pour bien solidifier nos bases ! L’esprit bienveillant, mais néanmoins très critique du chargé de mission, nous a aidé à passer les premières turbulences d’un projet ambitieux.
 
 

Vos 3 conseils à une femme qui souhaite entreprendre dans le secteur de l’ESS ?

Le premier, c’est d’être tenace : lorsqu’on porte un projet innovant et complexe, il faut commencer par déconstruire les préconçus de nos interlocuteurs, qui de plus n’ont bien souvent que trop peu de temps à vous accorder.
Le second, c’est de ne pas douter de soi. Les femmes, je crois, ont une plus grande faculté que les hommes à écouter les autres et à les prendre en compte, ce qui amène à se poser souvent beaucoup de questions parfois déstabilisantes. Il faut considérer cette capacité à écouter et à se réinterroger comme une force, qui permet de maitriser toutes les facettes du projet.
Enfin, je pense qu’il faut se dire que l’on peut changer vraiment le monde, même par le petit angle de notre projet. Entreprendre, c’est agir et donc influer sur ce qui nous entoure. En développant un projet social et solidaire, on contribue concrètement à construire un monde meilleur.
 
 

Quel est votre meilleur souvenir d’entrepreneuse ou anecdote ?

Il y en a beaucoup. Il y a une sorte d’exaltation à construire à plusieurs un projet qui nous tient à cœur et nous relie. A titre individuel, c’est sans-doute le déjeuner à l’Elysée avec le Président de la République en mai 2014 : quand le chef de l’Etat remarque votre projet et veut en savoir plus, veut connaître votre vision de la société, c‘est une sacrée reconnaissance qui rejaillit sur vous et votre équipe. Le plus difficile dans ces cas-là, c’est d’essayer de vider son assiette.
 
 
www.coverdressing.com
 

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