septembre 05 2016
3 questions a Béatrice Verger et Marie-Geneviève Loys, BNP Paribas Investment Partners

[3 questions à] Béatrice Verger et Marie-Geneviève Loys, BNP Paribas Investment Partners

BNP Paribas

Sorti et labellisé en juin 2014, le FCP BNP Paribas Social Business France présente des résultats en forte hausse depuis ce début d’année 2016.
Finansol a souhaité en savoir plus sur les raisons de cette réussite et vous dévoile les clés du succès au travers d’une interview avec deux responsables de BNP Paribas Investment Partners : Béatrice Verger, Responsable du développement ISR (à gauche) et Marie-Geneviève Loys, Analyste solidaire (à droite).

 

1/ Depuis le début de l’année, les encours du FCP « BNP Paribas Social Business France » ont fortement augmenté. Comment expliquez-vous ce succès ?

Nous avons lancé le FCP « BNP Paribas Social Business France » en juin 2014 et celui-ci a intégré la sélection des fonds promus dans nos réseaux français (particuliers et Banque Privée) au cours de l’année 2015. Nos actions de formation ont donc commencé dès cette date et ont véritablement porté leurs fruits depuis le début de l’année 2016. Nous avons mis à la disposition des conseillers et banquiers privés toute la documentation nécessaire afin qu’ils connaissent et puissent parler du fonds à leurs clients (brochure mais aussi vidéos avec interview de dirigeants d’entreprises solidaires que nous finançons, rapport de performance sociale pour mesurer l’impact des investissements). De plus, nous sommes allés partout en France rencontrer les conseillers et les former sur ce produit (Bordeaux, Strasbourg, Lyon, …). Quand on leur explique le fonctionnement de ce fonds, l’investissement solidaire et son impact, et qu’en parallèle grâce à la poche des 90%, la performance financière est au rendez-vous pour le client, les conseillers adhèrent et en parlent ensuite à leurs clients !
Cette mise en avant s’inscrit complètement dans la volonté du groupe BNP Paribas de développer l’épargne solidaire au sein de son réseau. Au-delà du sens donné à l’épargnant, l’épargne solidaire permet un financement des entreprises solidaires complémentaire des financements bancaires offerts par le réseau. Cette complémentarité est renforcée par le travail commun entre nos équipes d’investissements et les chargés d’affaires référents « entrepreneuriat social » que BNP Paribas a formé dans chacune des régions.
 

2/ Quels sont les canaux de distribution du fonds et qui sont les souscripteurs ?

Les souscriptions que nous avons eues depuis le début de l’année proviennent exclusivement des clients particuliers de BNP Paribas qu’ils soient en Banque Privée ou pas. Ils souscrivent majoritairement en unités de compte dans le cadre de leur contrat d’assurance-vie (par exemple les contrats BNP Paribas Multiplacements 2 ou BNP Paribas Multi privilège). Le FCP « BNP Paribas Social Business France » enregistre une forte collecte au sein de notre réseau depuis le début de l’année.
 

3/ La forte collecte d’épargne sur le FCP mais également sur les fonds d’épargne salariale solidaires a pour effet mécanique une augmentation sensible de l’épargne à investir dans des projets solidaires. Quelles nouvelles entreprises solidaires avez-vous financé ou comptez-vous financer ?

L’accélération de la collecte sur nos fonds solidaires nous permet à la fois de maintenir notre soutien auprès de nos partenaires solidaires actuels pour les accompagner dans leur croissance – par exemple, un nouveau financement a pu être accordé au Relais France – et en même temps de financer de nouvelles structures solidaires. Depuis le début de l’année 2016, ce sont ainsi cinq nouvelles entreprises et associations qui ont déjà pu bénéficier de financements : Café Michel et Darwin Ecosystème à Bordeaux, la SCOP Titi Floris dans l’ouest de la France, ETIC et Siel Bleu qui agissent partout en France. Ces projets interviennent dans des domaines d’action variés – soutien à une agriculture paysanne et à une consommation responsable, maintien de l’autonomie et du bien-être pour des personnes âgées ou handicapées, soutien à l’entrepreneuriat social, innovation environnementale dans la construction et gestion de bureaux – qui viennent ainsi compléter les domaines historiquement financés (l’accès à l’emploi, le soutien à la création d’entreprises et l’accès au logement). Ce sont plus de projets soutenus, mais également un impact diversifié qui peut ainsi correspondre aux différentes attentes des épargnants. La publication chaque semestre d’un rapport de performance sociale nous permet de valoriser ces structures et leur impact auprès des épargnants.